Brèches

Un parcours photographique qui se déploie à travers la ville et révèle en grand format ce qui, d’ordinaire, échappe à nos regards…

Avec les artistes : Elsa Leydier, Julien Lombardi, Marine Lanier et SMITH

À l’occasion du bicentenaire de la photographie, COAL pour une écologie culturelle et Paris La Défense vous invitent à percer les failles du quotidien.

Intégré à la saison culturelle « Les Extatiques 2026 » et à sa thématique « D’autres mondes », Brèches est un parcours photographique en accès libre qui réintroduit le vivant au cœur d’un espace public habituellement dominé par la fonctionnalité, les flux et le minéral.

Sur les murs du quartier d’affaires, loin des affiches commerciales et des slogans éphémères, de grandes images imprimées sur papier dos bleu ouvrent des brèches poétiques. Elles s’immiscent entre les architectures de béton, dessinant un territoire sensible qui invite habitants, salariés et passants à un moment suspendu, à une perception réenchantée de leur environnement.

Ce dialogue entre la ville et la nature est porté par quatre regards singuliers : Elsa Leydier capture une nature brute et émotionnelle, loin des cartes postales idéalisées ; Julien Lombardi sculpte la matière par la vibration de la lumière et l’observation des éléments ; Marine Lanier, entre zones d’ombre et éblouissements, révèle une nature à la fois familière, intime et mystérieuse ; SMITH rend visible l’invisible, qu’il s’agisse de micro-organismes ou de flux énergétiques, dans un système cosmique complexe et interconnecté, où l’humain n’est qu’un élément parmi d’autres. Ensemble, ils utilisent la couleur et la lumière comme un langage pour révéler les couches de réalité invisibles qui nous entourent.

Le dispositif se déploie comme une expérience immersive à même la ville : des tirages hors échelle, à l’esthétique street et brute, viennent perturber les codes visuels habituels pour offrir une échappatoire sensible au cœur de la circulation. En déambulant entre ces œuvres, le visiteur est invité à un décalage du regard, transformant son trajet quotidien en une traversée sensorielle où la ville redevient un territoire habité par des forces vivantes et fertiles.